Du premier au dernier jour du Processus Hoffman, et un peu au-delà…

Du premier au dernier jour du Processus Hoffman, et un peu au-delà…

Du premier au dernier jour du Processus Hoffman, et un peu au-delà…

Bruno GAUDENS est écrivain. Il nous explique ce qui l’a amené à suivre le Processus Hoffman et en quoi cela a modifié sa manière de se positionner dans la vie.

 

Comment s’est passé pour toi le Processus Hoffman ?

Le tout début du Processus Hoffman a été pour moi très saisissant. Premier jour, première séance de travail, première prise de parole : comme personne ne se lançait et que je suis à l’aise avec les mots ou le fait de parler en public, j’ai commencé par un voilà…
« J’ai écrit toute ma vie des textes pour la télévision mais depuis deux ans j’ai de moins en moins de travail, de moins en moins d’argent, de plus en plus de doutes sur le fait que l’activité de romancier que je mène en parallèle décolle enfin un jour. Et je viens d’avoir 50 ans. Du coup, disons que je pense qu’il y a un lien de cause à conséquence, j’ai des flashes de mort depuis quelques mois qui commencent à m’inquiéter. J’imagine des amis qui parlent de moi, mais à l’imparfait, dans ce qui, au fond, ressemble à une oraison funèbre ; en regardant un objet chez moi je me demande soudain qui l’a pris chez soi depuis qu’il est parti ; ou tout simplement j’essaie de me souvenir comment c’était… quand j’étais vivant. Je suis donc ici au Processus Hoffman pour enrayer cela. Il faut que je réinvente ma vie, que je retrouve du désir et un nouveau moi. »
Alors que l’affaire était bien présentée et clairement énoncée à mon avis, j’entends notre thérapeute Katrin Reuter dire avec empathie : « Mmm… Je vois… Mais je ne comprends pas bien… Dis-moi, quand ton père ou ta mère ont eu 50 ans, il s’est peut-être passé quelque chose à la maison ? »
Et là, en calculant à quelle époque de ma vie ça nous fait remonter, je sens soudain comme un énorme coup de pied dans le ventre. Quelque chose de très violent mais qui ne fait pas mal. Mais je m’accroche au dossier de la chaise pour ne pas tomber car je suis physiquement déstabilisé : je viens de comprendre que c’est le moment où mon père a décidé de changer de vie et de femme et où ma mère a choisi, ou n’a pu faire autrement, de camper sur sa position, selon laquelle aucune autre vie si ce n’est celle avec mon père ne méritait d’être vécue. Elle est morte d’un cancer du sein quelques années plus tard, il est quant à lui allé droit dans le mur à sa manière – et moi (je crois que ça je l’ai hurlé car tout déboulait douloureusement vite dans mon esprit) « et moi je refuse, je ne vais pas, je ne peux pas mourir comme ça ! » Je ne m’attendais pas à un début aussi fort. C’est impressionnant, évidemment.

 

Cette première expérience « impressionnante » s’est confirmée durant le processus ?

Oui, autant que cette approche Hoffman consistant à rapprocher systématiquement nos mots, nos impasses et nos comportements actuels d’un passé sur lequel nous butons toujours, afin de court-circuiter la réaction ou les automatismes que nous enclenchons depuis et bien malgré nous.
Avec une entrée en matière pareille, je me suis surpris à espérer une suite digne d’un film de Pedro Almodóvar ou inspiré de Tennessee Williams : dans un rayon aveuglant de lumière, le passé allait déchirer son voile et pulvériser la douleur qui tomberait soudain à mes pieds en poussière fine (dans un bruit assourdissant). Bien entendu ce n’est pas ainsi que les choses se sont passées.
En revanche, la recherche méthodique et sans relâche des points de concentration des douleurs passées a commencé. Chaque jour, par des approches renouvelées et surprenantes, nous avons exploré tous les rapprochements présent-passé susceptibles de faire des étincelles (« Cette chaise ? Qu’est-ce que je pense de cette chaise-ci ? Que c’est ma place. Je suis bien assise les jambes croisées et je suis à l’endroit qui me revient. Bon… c’est dommage uniquement que ce soit la dernière place. Comme toujours »).
Chaque jour, faisant appel autant aux souvenirs verbalisables qu’aux émotions inscrites dans notre corps, nous avons recherché l’emprise somme toute très physique de ce passé qui ne veut pas passer (« Ok Jacques, quand ta mère se mettait à crier, sa réaction t’étouffait tu dis, n’est-ce pas ? Mais là, là maintenant, permets-toi de respirer enfin profondément, allez – res-pi-re ! »).
Chaque jour, nous avons dressé ensemble nos cartographies émotionnelles un par un pour arriver à en dégager les points essentiels – et réagir. Maintenant.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans le Processus ?

La chose la plus frappante dans le Processus Hoffman n’est pas la recherche du passé douloureux commune à beaucoup de thérapies mais les moyens déployés, entre-temps, pour dépasser ce sur quoi chacun achoppe toujours. Il s’agit en fait d’un faisceau serré d’exercices de visualisation, de méditation, de mises en scène, d’approches symboliques ou créatives et de différentes écoutes du corps, qui ont pour but de nous ancrer en nous-mêmes à présent. Et on se surprend, en passant d’un exercice au suivant, à remarquer à quel point ils sont complémentaires et interconnectés. De sorte à vraiment sérier tout le champ, toutes sensibilités confondues et dans la plus grande des libertés néanmoins : chaque exercice est une proposition aménageable, ou que l’on doit du moins s’approprier « parce qu’attendez une seconde : il est vrai que je vous ai proposé de visualiser un espace intérieur avec des fleurs et de la mousse. Mais si vous trouvez ça comme dit Bruno un peu nunuche, mettez donc à la place un univers de béton, de verre et de bois – je vous en prie ».
Le début théâtral et tonitruant de la semaine de Processus Hoffman a ainsi évolué vers un travail méticuleux, consciencieux et très respectueux (respectueux autant de soi que des autres d’ailleurs). Mais comme chacun a une manière différente de se délester de ses fantômes, du ressentiment ou des non-dits, nous avons tous à tour de rôle écrit sur un grand tableau quel était notre objectif personnel en une phrase qui est restée dans la salle commune jusqu’au départ. Le mien était formulé ainsi : « Vivre mon désir de manière indépendante ». Nous ne sommes pas revenus, en groupe, sur ces objectifs définis dès le premier jour et je ne m’y suis pas penché davantage de mon côté.
Je me suis demandé en revanche avant de partir, avec une grande curiosité, qu’est-ce qui allait me rester de tout ce travail, qu’est-ce qui allait changer dans ma vie, et si j’allais m’en rendre compte tout de suite ou pas. Puis j’ai pris le train et je suis rentré à Paris.

 

Comment s’est passé ton retour à la fin du Processus ?

A posteriori, je crois que ce qui m’a le plus impressionné est bel et bien ce retour. Rien de fracassant assurément : j’ai retrouvé mon appartement et ma vie exactement comme je les avais laissés. Mais je me sentais, moi, légèrement déplacé. En fait, le Processus Hoffman ne m’a pas changé, non, mais il m’a permis de changer imperceptiblement ma manière de me positionner. Un rien, justement, qui change tout. Et avec lui, cette sensation de liberté retrouvée qui donne du pétillant à la vie. Bref, en me réveillant je me sentais mieux et j’avais envie de sortir du lit, tout en sachant pertinemment que rien d’extraordinaire ne m’attendait pendant la journée.
Et puis, trois semaines plus tard, j’ai eu un véritable ennui. Pour le livre que je suis en train d’écrire, j’avais besoin d’entrer en contact avec un spécialiste très pointu, à tel point que je me sentais des ailes, ayant réussi à intéresser un professeur du Collège de France. Oui, mais j’attendais son aide depuis 5 mois déjà et là, tout d’un coup, le mail que je recevais de lui me faisait comprendre qu’il me laissait en rade. Je me retrouvais seul. Sans appui. Sans piste pour mon roman qui visiblement n’intéressait que moi. Avec en revanche une détresse dans le ventre qui dépassait de loin le problème présent. Pas pour longtemps cependant.
Avec une drôle d’énergie je me suis retrouvé le téléphone en main à appeler les gens les plus improbables, à la recherche d’une solution. Tout en me sentant franchement absurde. Mais deux heures plus tard, je la tenais, ma solution.
Et mieux encore, je me suis aperçu soudain (un sandwich à la main entre-temps parce que j’avais sauté le repas) que… mais que j’avais poursuivi mon désir « de manière indépendante » ! J’avais donc atteint mon fameux objectif. Non seulement ça, mais en plus je l’avais fait sans même m’en apercevoir. Tellement je l’avais déjà intégré ? M’enfin… ça se passe comme ça, sans prévenir, sans… sans rien, et on s’en rend compte seulement après ?
Eh bien oui.

 

Bruno Gaudens a publié
« Bruxelles, Bruno et les cadeaux ». Ed. Nicolas Philippe, 2005 ;
« Paris c’est mon choix ». ED. Le Veilleur de nuit, 2009
Gierik & NVT : participation au numéro de la grande revue flamande consacré aux auteurs belges ayant choisi Paris, 2012
Venezia Art Magazine : articles sur la Biennale de Venise, 2015
« Assurance de France a un problème avec Colette », 2017

Témoignage Processus Hoffman France : Anne-Marie PERRI, Directrice du Collège Romand en Suisse Romande, Formatrice et coach

Témoignage Processus Hoffman France : Anne-Marie PERRI, Directrice du Collège Romand en Suisse Romande, Formatrice et coach

Témoignage Processus Hoffman France : Anne-Marie PERRI, Directrice du Collège Romand en Suisse Romande, Formatrice et coach

Directrice du Collège Romand, Anne-Marie Perri est formatrice et coach de vie. Elle nous explique ce que le Processus Hoffman lui a apporté et comment cette expérience a changé dans sa vie.

 

Quelles ont été, à l’époque, les raisons qui t’ont motivée à venir au Processus Hoffman?

Les raisons qui m’ont poussée à y aller étaient d’abord professionnelles. Dans quel sens et pourquoi ? Pour y répondre, permettez-moi de vous expliquer pour commencer comment j’ai connu le Processus Hoffman et comment j’en suis devenue si convaincue.

C’est lors d’une séance de travail à Bruxelles qu’un partenaire d’affaires m’a fait part avec enthousiasme du chemin que lui-même avait parcouru après avoir participé au Processus Hoffman. Il était passionné mais aussi apaisé et sentait le besoin de faire la paix même avec de vieilles histoires. Tout de suite, j’ai été attirée par la possibilité d’y participer. Mais c’est en réalité à mon
époux qui vivait une période pas simple que j’ai proposé de le faire, ce qu’il a accepté rapidement.
Ce qui a été très surprenant pour moi à son retour après sept jours de processus c’est que quand il a passé la porte, là devant moi, se trouvait l’homme que j’avais décidé d’épouser mais qu’avant j’avais de la peine à rencontrer au quotidien.
J’ai eu le bonheur de retrouver mon mari qui vivait pleinement et librement ses valeurs et les qualités que j’aimais et j’appréciais et qui, avant son processus, étaient si complexes à vivre par les limites que lui imposaient son histoire de vie affective, liée particulièrement à son enfance.
Cela m’a confortée dans la conviction que ce processus était unique en son genre par la rapidité et par la profondeur du changement qu’il permettait et qu’il était possible de faire un travail en profondeur et de nous libérer de certaines de nos croyances limitantes, car nous sommes vraiment bien plus que l’empreinte d’un vécu ou d’une culture familiale.

Étant la directrice d’un Centre de formation pour adultes dans lequel nous formons de futurs coachs et thérapeutes, j’étais consciente que la capacité à accompagner les autres dans leur développement personnel passe d’abord par un travail sur soi et son histoire de vie afin d’éviter les transferts ou les zones d’ombre.

 

Qu’est-ce que tu cherchais ?

Je cherchais la certitude, par l’expérience, que c’était vraiment approprié pour les futurs professionnels formés dans notre institut, le complément idéal aux formations que nous dispensons. Nos formations sont très complètes, certes, et permettent d’acquérir un grand savoir-faire et aussi un beau savoir-être.
Néanmoins, suivre le Processus Hoffmann pour un coach ou un thérapeute, c’est lui permettre de devenir complet par un travail approfondi sur soi et sur sa propre biographie affective, d’en savoir autant sur lui-même qu’il en sait sur son métier.
Je suis intimement convaincue qu’on peut seulement accompagner les autres quand on est libéré des empreintes de sa propre histoire, histoire ayant favorisé des croyances qui sont souvent des freins à une pratique vécue avec assurance.
Être un coach ou un thérapeute, c’est davantage qu’appliquer un fil rouge, c’est être « ici et maintenant », libre et disponible afin d’offrir une écoute et une présence de qualité. Ma propre expérience m’a appris que pour vivre cet accompagnement de qualité, il faut pouvoir accueillir l’autre en étant soi-même libéré de ses propres fantômes.

 

Quel a été le bénéfice dans ta vie, ton travail, avec ta famille… ?

Beaucoup plus que je ne l’avais pensé au départ, ayant plusieurs années de développement personnel, je me disais que j’avais fait le tour de mon histoire. L’expérience que j’ai faite fut tout autre. J’ai pu travailler en profondeur avec mon histoire familiale et, comme tant d’autres, il y avait de quoi faire. Toute mon histoire familiale a pris sa juste place dans le paysage de ma vie. Mon
histoire est devenue aujourd’hui une force qui me permet d’avancer, un socle qui me donne la conviction que, quoi qu’il arrive, je m’en sortirai toujours.
J’ai trouvé une plus grande paix intérieure qui a influencé ma capacité à être un bon compagnon pour moi-même et à améliorer mes relations.
Avec mes parents, j’ai atteint une compréhension plus sensible de leurs qualités et leurs limites. J’ai pu ainsi développer une nouvelle tendresse pour eux et une présence bienveillante, particulièrement pour mon père lors de l’accompagnement jusqu’à son décès. Aujourd’hui, je continue de le faire pour ma mère.

Le travail accompli durant le Processus Hoffman m’a permis d’être avec eux « ici en maintenant » au présent, sans revenir sur le passé, puisque le processus m’a permis de l’intégrer et lui donner du sens. Le Processus m’a permis de développer une réelle compassion pour mes parents et pour leurs états d’âme dans leurs vieux jours quand les forces les quittent et qu’il ne leur reste plus que les souvenirs et aussi tant de regrets. Dans ces moments, ils ont juste besoin d’une présence aimante et qu’on leur dise : « Je t’aime ».

Cette capacité à être relié avec mon « Moi essentiel » m’a apporté une plus fine compréhension dans la relation avec mes enfants. J’ai renforcé ma conviction que je ne peux les accompagner que par un exemple congruent entre ce que je leur enseigne et ce que je fais.
Malgré mon grand besoin de les protéger, aujourd’hui, c’est évident que les accompagner, c’est leur permettre de faire leurs propres expériences et de les laisser grandir à travers elles.
Une nouvelle conscience de ce c’est que donner le meilleur de moi-même en tant que maman.
Leur démontrer ma confiance en eux, en leurs capacités et ressources à trouver leur route et d’accepter paisiblement que ce ne soit pas forcément celle que je voulais pour eux.

Dans le cadre de mon travail, le processus m’a apporté un alignement entre mes valeurs et la force de les vivre. C’est là que j’ai pu voir le plus grand changement. Si en famille, quoi qu’il se passe, nous savons que l’amour demeure et cela me donne toujours la liberté d’agir parce que l’amour qui nous lie ne peut être mis en cause, c’était différent pour moi dans le contexte professionnel.
Avant le processus, il y avait toujours un calcul, si je fais ceci au cela, qu’est-ce que le client allait penser… Allait-il toujours m’aimer ? Oui, le calcul se passait à ce niveau-là, un besoin de reconnaissance de la part de l’autre, une confusion à l’intérieur de moi de ce que je faisais et le pourquoi je le faisais, ce qui me poussait parfois à justifier le pourquoi du comment. C’était fatiguant et cela m’empêchait de donner le meilleur de moi-même et parfois cela déstabilisait ma propre
conviction intérieure sur ce que je devais faire ou dire. L’authenticité et l’honnêteté sont des valeurs qui ont toujours régi ma vie. Aujourd’hui, le processus leur a donné une nouvelle dimension, car je suis libre et j’accepte avec respect que les autres puissent penser différemment et ne soient pas d’accord avec moi.
Dès mon retour, ce calcul n’avait plus sa raison d’être, car depuis, « Je suis » et je suis ainsi encore mieux au service de mes missions.
Dans le cadre de notre centre de formation qui prépare des futurs professionnels, la liberté que j’ai
aujourd’hui dans mon accompagnement me donne une force de leur faire part de tout ce qui est important pour eux, leur carrière, leur développement personnel, avec respect certes mais sans aucune condescendance, car leurs progrès me tiennent à cœur et je suis intimement convaincue du présupposé de la PNL « que nous avons tous les ressources en nous pour changer et atteindre nos objectifs ». Donc je le vis.

En conclusion, aujourd’hui, je suis pleinement engagée dans mon enseignement parce que je n’attends rien pour moi-même. Ce qui est vraiment important, c’est que les participants puissent tirer le meilleur de chaque étape de leur parcours. Ce qui me remplit, c’est de les voir évoluer et s’épanouir.

 

Qu’est-ce qui fait que tu continues à être intéressée par la méthode Hoffman ? Comment as-tu gardé tu le lien avec l’Institut ?

Hoffman France est une organisation que je connais et que je peux recommander. Comme déjà expliqué plus haut, c’est un processus qui permet de faire très rapidement un travail en profondeur sur soi. Donc, pour les personnes qui se préparent à devenir des professionnels de
l’accompagnement de l’humain, le travail personnel qui se fait en seulement une semaine est exceptionnel et équipe à être soi-même, authentique, en connexion avec son « Moi essentiel ».
J’aime recommander le processus aux participants de nos formations chaque fois que je me rends compte que cela peut faire une différence importante pour eux. C’est une joie de recevoir leurs retours et de constater à quel point cela les a aidés et a changé leur vie tant privée que professionnelle.
C’est pour cette raison que nous organisons chaque année une soirée d’information dans notre Centre de formation en Suisse et que nous mettons à disposition des informations très complètes sur notre site internet. En cas de doute, « Est-ce que c’est vraiment pour moi ? » ou « Est-ce le bon moment ? », nous organisons un entretien gratuit avec un responsable de l’Institut Hoffman.

 

À ton avis, quels sont les éléments importants et originaux du Processus ?

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est tout le chemin que nous pouvons faire avec notre enfant intérieur et à quel point nous pouvons prendre soin de lui et le rassurer. C’est une expérience unique et très constructive.
Le processus est très complet, original par son approche et on y trouve plusieurs techniques reconnues rassemblées dans un cheminement logique qui nous permet d’avancer en découvrant chaque jour des choses sur nous et nos perceptions, et souvent, une nouvelle manière d’organiser les choses et comment leur donner du sens.
J’ai particulièrement aimé toute l’approche métaphorique créée par des décors très bien présentés avec la musique appropriée et directe. On tombait dedans, l’effet y était et l’affect aussi. Du coup, l’expérience s’avérait forte et marquante, ce qui nous permettait de dépasser des seuils et de repartir avec des découvertes, de nouvelles convictions sur nous, nos capacités et les différentes possibilités de voir et vivre les choses. Nous ressortions de ces métaphores avec de profonds
apprentissages, libres et responsabilisés, voire résolus à prendre soin de nous ou peut-être d’une nouvelle manière.
Un autre point important est l’apport du groupe. Tout en profitant de leur présence, de l’entraide et de l’énergie du groupe, la confidentialité de notre histoire est respectée tout au long du processus.
Nous en parlons si nous voulons, nous sommes vraiment ensemble et vivons le processus côte à côte, mais chacun fait son propre chemin. Il va de soi que l’encadrement avant, pendant, voire après, d’une équipe de professionnels ayant de l’éthique et attentionnés, est rassurant et donne la force d’aller au bout de soi.

 

Est-ce que tu vois un lien entre la PNL et la méthode Hoffman ? Si oui, lequel ?

Difficile pour la PNListe passionnée que je suis de ne pas voir de liens. La méthodologie PNL est une méthodologie souple et flexible qui permet un grand nombre d’applications dans toutes sortes de domaines et la thérapie en est un. Comprendre le fonctionnement humain et s’adapter de manière fine aux autres c’est principe PNL et cette manière de faire est présente tout au long du processus, même si on sent qu’il y a une structure solide, la souplesse dans le parcours est toujours présente afin qu’on puisse faire notre propre chemin. Cette flexibilité et cette capacité d’adaptation se trouvent aussi dans le savoir-faire de l’équipe de professionnels qui nous accompagnent.
La PNL pour moi est aussi avant tout un art de vivre pour soi-même. Elle nous soutient à appréhender les événements, les expériences non par rapport à un pourquoi, ce qui nous rend souvent des victimes de notre passé sans choix. La PNL nous permet de visiter les situations sur
l’angle du comment, ce qui nous oriente à donner du sens aux événements et à aller vers l’action « ici et maintenant » dans notre présent. En utilisant ainsi différentes options, cela devient possible d’influencer le résultat, du coup notre avenir s’ouvre à davantage de possibilités, de façon responsabilisée et autonome. C’est le but par excellence du Processus Hoffman.
Bien sûr que le Processus Hoffman est parsemé de puissants « Ancrages » qui sont produits par l’intensité des expériences. Ceci marque un avant et un après dans notre existence, ce qui fait que le processus reste ancré et ce que nous y avons vécu influencera notre vie de manière consciente et inconsciente au-delà de nos espérances.
Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je finirai par la présence de la philosophie de la PNL qui se retrouve dans les 10 « Postulats ». J’en citerai quelques-uns comme exemples : « Il n’y a pas d’échec, que du feedback », « Tout comportement obéit à une intention positive », « La carte n’est pas le territoire » et « Nous avons tous les ressources en nous pour changer et atteindre des objectifs ». Le processus est imprégné de cette attitude d’esprit. Une telle manière de penser ne peut que nous permettre d’expérimenter avec ouverture et curiosité. Ceci ouvre de très belles perspectives pendant et après le processus.

 

Pour quel genre de problématiques, thématiques, recherches personnelles recommandes-tu le Processus Hoffman ?

Si je m’adresse aux professionnels que nous formons dans notre Centre de formation d’adultes, je
dirais qu’ils peuvent s’appliquer à eux ou à leurs parcours les questions ou les affirmations suivantes :

  • Quand j’ai compris un domaine et que je sais que je sais intellectuellement, mais que je manque de confiance en moi, me paralyse ou m’empêche d’utiliser mon potentiel dès que je veux ou je dois passer à l’action.
  • Est-ce que je me boycotte par le « Syndrome de l’imposteur ? »
  • Quand prendre soin de moi est compliqué voire est vécu comme une corvée alors que m’occuper des autres est facile.
  • Est-ce que je suis un bon compagnon pour moi-même ?
  • Quand j’aimerais augmenter mes compétences émotionnelles et relationnelles.
  • Si j’aspire à agrandir la qualité de mes relations, qu’elles soient plus respectueuses et aimantes dans mon entourage ou au niveau familial, frères et sœurs, parents.
  • Dans mes relations, est-ce que j’impressionne au point d’intimider les autres ou bien est-ce que je me sens manipulé(e), intimidé(e) ?
  • Ai-je de la difficulté à occuper ma place, à me positionner dans la relation, à dire « Non » sans me sentir coupable ?
  • Je travaille, bois, mange ou quoi que ce soit d’autre de manière compulsive au détriment de ma santé ou d’autres aspects de ma vie ?
  • Lorsque je suis dans l’émotion (tristesse, colère, nervosité, stress), suis-je capable de choisir le comportement approprié qui me satisfait selon le contexte ?
La génialité du processus Hoffman se trouve dans son agencement : très bien structuré

La génialité du processus Hoffman se trouve dans son agencement : très bien structuré

La génialité du processus Hoffman se trouve dans son agencement : très bien structuré

Eugene MPUNDU est coach de vie. Il nous explique ce que le Processus Hoffman lui a apporté et comment cette expérience a changé dans sa vie.

 

 

Pourquoi avoir choisi de suivre le Processus Hoffman ?

Mon travail en tant que coach de vie, ainsi que mon intérêt, de longue date, pour le travail sur soi et le développement personnel ont éveillé en moi l’intérêt par le Processus Hoffman.

Du fait de mon travail et mes intérêts, j’ai déjà beaucoup travaillé sur la gestion des émotions mais le travail du Processus s’est révélé bien plus profond. Je suis content d’avoir franchi le pas. Cette expérience m’a apporté plusieurs petits changements qui finalement signifient beaucoup.

« Les outils comme les méthodes du Processus m’ont été très utiles pour prendre conscience de ma réalité. »

 

Quels bénéfices avez-vous tiré du Processus Hoffman ?

Le plus important est le changement d’attitude par rapport à ma mère, car jusque-là nos relations étaient tendues, compliquées. Je me sens désormais plus ouvert à ma famille. Certes, des petits choses continuent à me contrarier mais ce qui a changé c’est que je leur accorde moins d’importance. Et même si je ne suis pas d’accord, je ne subis plus cette emprise.

Grâce à ce travail, j’ai commencé à considérer mon enfance autrement, et ceci a commencé dès l’étape préparatoire. Les outils comme les méthodes de cette étape (Le Questionnaire, la biographie émotionnelle, l’entretien avec Karin) m’ont été très utiles pour la prise de conscience, réveillant déjà pas mal de choses.

S’agissant de mon enfance, je ne retenais que le côté « famille nombreuse » à la maison. Je me voyais comme quelqu’un ayant dû se débrouiller tout seul, tout le temps. Mais le Processus a mis en lumière d’autres réalités. J’ai admis que ma mère était finalement quand même présente, à sa manière. Le Processus m’a aidé à la comprendre.      

« Si j’ai les ressources en moi, peu importe où je me trouve, je suis toujours ma place. »

Du fait de mon histoire personnelle, mon combat est d’être « à la place que j’ai choisie et non à la place qu’on m’a imposée ». Avec l’aide de Karin, je me suis rendu compte de la charge de cette « quête de la place », de ce mouvement qui consiste à « mettre de la distance et retrouver sa place ». Ce travail m’a aidé à regarder mes racines autrement, et à me rendre compte que, si j’ai les ressources en moi, peu importe où je me trouve, je suis toujours ma place.

« Le partage d’expériences fortes et intimes permet de créer des liens profonds : c’est cet aspect humain que je retiens. »

 

Quel regard portez-vous sur le Processus Hoffman ?

Si je connaissais déjà la majorité des techniques, la génialité du processus se trouve dans l’agencement, l’évolution de chaque étape. Tout est très bien structuré. L’efficacité des outils dépend aussi de la bonne organisation, de toute la mise en scène ; c’est là que se trouvent le point fort et la clé du Processus. Le fait que le Processus soit agencé « in crescendo » le rend diffèrent et très complet.

Par ailleurs, le Processus Hoffman se pratique en groupe, ce qui lui donne une dimension interpersonnelle qui m’a aidé à développer mon empathie. Le partage d’expériences fortes et intimes permet de créer des liens profonds : c’est cet aspect humain que je retiens.

« Thérapie, développement personnel, travail en groupe…

Si les gens savaient combien cette démarche peut faire

de bien… »

Je suis très content d’avoir enfin participé au Processus Hoffman. Si les gens savaient combien cette démarche peut faire de bien… C’est une méthode qui concilie très bien thérapie, développement personnel, travail en groupe, le tout dans une séquence, une structure très efficace. J’ai enfin adoré l’étape après le Processus. J’ai continué à l’appliquer même au-delà des 6 semaines.

 

Quelles sont vos impressions concernant le cadre dans lequel s’est déroulé le Processus ?

Le cadre du Processus était un lieu magnifique, parfait pour toutes les activités. L’organisation a été impeccable.

Je tiens à remercier l’Institut d’avoir proposé le stage en appliquant toutes les mesures sanitaires qui n’ont en rien gêné le travail.